La colocation à Tokyo, fausse bonne idée ?

Aujourd’hui c’est fête nationale à la maison, on a sorti les feux d’artifice et les trompettes, mis le champagne au congélateur, javellisé les toilettes : le coloc chiant est parti ! Le coloc chiant c’est celui qui fait des bruits gutturaux en se brossant les dents et se racle la gorge jours et nuits, celui qui ne nettoie jamais derrière lui après avoir cuisiné mais te fait des réflexions sur ta manière de cuire les pâtes, passe des heures sous la douche et aux toilettes, fait ses lessives à 1h du matin, donne des cours d’anglais sonores sur Skype la porte ouverte « parce qu’il ne supporte pas d’être enfermé trop longtemps », te regarde faire le ménage en te demandant ce que tu fais… le coloc chiant c’est lui. Paix retrouvée après un mois de torture, c’est le moment idéal pour vous raconter notre vie en coloc !

Vue de Paris, la colocation nous semblait la solution idéale : permettant à la fois de payer un loyer moins cher et de partager notre quotidien avec des gens qu’on prendrait le temps de connaître (la maison compte 4 chambres en plus de la nôtre). Avec le recul c’est mignon toute cette naiveté !

En réalité une « sharehouse » n’est pas une colocation

La maison ne propose que des chambres « long terme ». Oui mais voilà, « long terme » faisant référence à un minimum d’un mois, la maison est susceptible de changer d’habitants tous les mois.

En réalité notre « sharehouse » n’est pas une « long terme »

Nous avons découvert qu’en plus du site officiel (qui demande donc de rester au minimum un mois), la société de gestion proposait les chambres sur Airbnb pour de plus courtes périodes.

Trois mois, dix colocataires

En près de trois mois, nous avons donc vu défiler du coloc : une british qui bosse dans le cinéma et nous a légué ses deux pouffes avant de partir, un couple de Japonais sympa, un couple de singapouriens fumeurs de passage pour Hanami, un français d’une cinquantaine d’années de passage pour le travail, un australien dont n’on a rien su si ce n’est qu’il était australien… les seuls qui n’ont pas bougé depuis notre arrivée c’est le couple de japonais de la chambre voisine. Ils ne sont jamais là, nous avons plusieurs théories et une blague (« Ils sont aux japonais absents » – fonctionne mieux à l’oral) à leur sujet.

L’état actuel des choses

Aujourd’hui, nous sommes à peu près fixés, il y a :

  • Le couple de japonais absents donc.
  • Jacky, un chinois d’Australie qui cuisine tout le temps (à l’ail, à mon grand désespoir). Oui il est chinois et il s’appelle Jacky, nous aussi on a bien ri.
  • Sasha, un luxembourgeois frisé qui parle français.

Ils ont tous les deux 22 ans et faisaient un stage non rémunéré dans un cabinet d’architecture qui les faisait travailler comme des forcenés. Ils n’ont pas supporté, ils sont partis. Depuis Sasha profite de la vie et Jacky a trouvé un autre stage, cette fois rémunéré. Ils sont là jusqu’en août, ils sont sympathiques, tout va bien.

  • Une chambre vacante puisque le coloc chiant est parti (pirouette avant, salto arrière, applaudissements) ! Prions pour qu’il ne soit pas remplacé par un autre coloc chiant (même si je suis intimement convaincue que c’est statistiquement impossible de retomber sur une personne de son niveau).

Ceux qui me connaissent savent que je suis férue de schémas, rien de tel donc qu’un schéma de la maison pour vous donner un aperçu de son organisation :

20160601_080759

Vous pouvez nous «  Skyper » pour vérifier l’authenticité de ce schéma

À noter : notre maison est un vrai panel Saint Maclou, au rez-de-chaussé c’est une espèce de parquet, dans les escaliers c’est de la moquette et dans les chambres de l’étage, des tatamis.

Sinon, vous avez vu, j’ai détaillé notre chambre. Je vous mets un zoom ici et vous prie de m’excuser pour les perpectives approximatives :

Capture d’écran 2016-06-01 à 21.16.55

Les 2 gros machins gris sont les pouffes offerts par notre coloc british

Sinon concrètement je ne pensais pas survivre aussi longtemps dans une petite chambre sans lumière coincée entre la cuisine et les toilettes, sur un lit plus haut que celui de Dou (oui, nous dormons chacun sur un lit d’une place à des hauteurs différentes) et dur comme du bois. Mais on s’habitue à tout ! J’y suis même heureuse et quand le vent souffle fort dehors, je m’y sens un peu chez moi. Notre départ de la sharehouse est prévu pour fin juillet, car nous partons dans le sud du pays.

Et vous, si vous partiez à l’étranger, vous choisiriez une coloc ?

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8 thoughts on “La colocation à Tokyo, fausse bonne idée ?

  1. Jamais tenté non plus mais je ne crois pas que ça me plairait beaucoup car je n’aime déjà pas trop les chambres d’hôtes et les gites… J’aime bien mon indépendance et ma tranquillité. Je n’aime pas être stressée par les petites manies des autres ni stresser à cause de l’impact que mes petites manies pourraient avoir sur les autres… En fait, je crois que je suis un peu ours 😉 Bisous

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    1. Je pense effectivement que l’indépendance et la tranquillité sont une forme de luxe, on ne s’en rend pas forcément compte au quotidien mais il faut en profiter ! Profiter de la cuisine toujours propre quand on rentre si on l’a nettoyée avant de partir, profiter du calme, se balader en slip, pouvoir s’asseoir sur la cuvette des toilettes sans avoir à vérifier avant, ne pas avoir à attendre pour la douche… Profitez bien de votre tanière petit ours ! Plein de bisous. ^^

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